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Les apprentis en boulangerie : une valeur ajoutée précieuse

 

Chaque année, ils sont plus de 20 000 apprentis à être formés dans les 32 000 boulangeries-pâtisseries françaises (source : Confédération Nationale de la Boulangerie Pâtisserie française). Soit quasiment un apprenti dans chaque boulangerie, ce qui en fait le secteur de l’artisanat alimentaire dans lequel les apprentis sont les plus nombreux. Pourquoi l’apprentissage est-il le nerf de la guerre dans ce secteur ? Nous vous proposons un bref état des lieux.

 

L’apprentissage, passage obligé pour se former

 

Si l’apprentissage est incontournable dans ce secteur c’est tout simplement parce que les artisans boulangers-pâtissiers sont tous passés par là pour apprendre le métier. Qui dit métier manuel dit pratique indispensable pour apprendre et se perfectionner ! La transmission des savoir faire via l’apprentissage est donc une pratique ancrée durablement dans l’ADN des boulangers-pâtissiers. Comme le reconnaît Christophe Rouget, boulanger à Beaumont sur Oise, « l’apprentissage est le meilleur moyen pour un jeune de se former aux métiers de la boulangerie-pâtisserie ». Outre la transmission des gestes techniques, les professionnels transmettent aux nouvelles générations leur passion du métier, le goût du travail bien fait et la créativité nécessaire pour imaginer de nouveaux produits. L’évolution des apprentis est une satisfaction pour les maîtres d’apprentissage qui les forment.

 

Les apprentis, la relève de la profession

 

Tous les boulangers-pâtissiers vous le diront, l’apprentissage représente l’avenir de la profession. Sans apprenti, à qui transmettre sa boulangerie au moment de la retraite ? La profession se renouvelle grâce aux apprentis ! Les chiffres parlent d’eux mêmes : 50 % des jeunes formés deviennent chef d’entreprise dans les 10 ans qui suivent leur entrée dans la vie active (source : Chambre de Métiers et de l’Artisanat). Les anciens apprentis représentent donc un vivier de créateur et de repreneur de boulangeries-pâtisseries qui permet de perpétuer le métier. Cédric Marcellier, boulanger à Saint Étienne : « Je forme actuellement deux apprentis à ce beau métier. La formation des jeunes est une condition sina qua non pour que nous continuons à manger du bon pain pendant encore longtemps.  »

L’apprentissage est aussi un outil de pré-recrutement de personnel efficace puisque 48 % des jeunes occupant un emploi le sont dans leur entreprise d’accueil (source : Chambre de Métiers et de l’Artisanat). Lorsque les apprentis arrivent à 15 ou 16 ans, ils ont très jeunes et manquent de maturité, puis le travail les structurent et leur fait gagner de la confiance en eux. Ils osent alors proposer leurs idées et participer pleinement à la vie de la boulangerie. A la fin de leur période d’apprentissage, ce sont de vrais professionnels complètement opérationnels.

 

Un déficit d’apprentis

 

Pourtant, la plupart des artisans boulangers ne recrutent pas autant d’apprentis qu’ils le souhaiteraient. L’image de la profession s’est améliorée mais ce métier manuel continue d’être boudé par certains parents qui y voient une voie de garage. Beaucoup d’apprentis qui se retrouvent dans cette filière, ne l’ont pas choisie et abandonnent ensuite le cursus. De la même façon, avec le succès récent d’émissions de télévision, les Centres de Formations d’Apprentis (CFA) voient affluer les candidats qui ensuite abandonnent lorsqu’ils se rendent compte de la réalité du métier. La rançon du succès pour ces professionnels passionnés par leur métier.

Commentaires

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  1. Eric Blaise

    Ne soyez pas trop étonné, la plupart des boulangers que l’on a aujourd’hui eu commencés ainsi. En tout cas j’ai envie de voir ce qu’ils peuvent nous produire car c’est presque toujours une délicate qui fait révolutionner le monde de la boulangerie. Merci bien pour ceci et de nous avoir présenté cette formation qui les rendra tous célèbre bientôt.