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DuBonPain goûte le Cronut ! (2/2)

Retrouvez le début de matinée de Maxime et sa rencontre avec Dominique Ansel dans notre billet précédent.

La pâtisserie de Dominique Ansel, dans le quartier de Soho


 

À la découverte du phénomène Cronut ! (suite et faim…)

Profitant de la sympathie de son interlocuteur, Maxime le questionne sur son succès. Le maître-pâtissier lui confie que sa recette lui a demandé 3 mois de travail. Il explique également que la capacité de ses fours limite la production quotidienne à 300 exemplaires. De fait, chaque client doit patienter au moins 2 heures avant de pouvoir en acheter la quantité maximale de… 2 Cronuts. 1

Voilà peut être une raison de sa popularité au sein du New York branché : le sentiment d’exclusivité qui s’empare des clients lorsqu’ils savourent cette pâtisserie. Dominique Ansel s’attelle également à proposer chaque mois un nouveau parfum, forçant ainsi la patience des plus gourmands.

Au fil de la conversation, Maxime apprend que la véritable spécialité de la maison n’est pas le Cronut… mais le kouign-amann ! Quoi de plus normal, donc, que de s’offrir ces deux pâtisseries.

Le kouign-amann, au premier plan, et le Cronut de Dominique Ansel

 

Vous préférez débuter par quoi ? La vitrine ou l’authenticité ? La découverte ou le classique ? Le métissage ou la tradition ? Maxime, “par l’odeur alléché”, ne s’est pas posé tant de questions… et a entamé son petit-déjeuner par le Cronut. Voici venue l’heure de la dégustation.

En bouche, la texture se révèle singulière, surprenante. Elle éveille encore la curiosité, plutôt que de la rassasier. Comme si la faim, ou plutôt, la gourmandise ne suffisait pas pour provoquer la deuxième bouchée… Le mariage des deux pâtisseries est réussi. Chacune exprime son identité, sa part de culture et propose une expérience inédite et agréable ! Le croissant allie sa légèreté à l’onctuosité du donut, pour former… le Cronut.

Cette belle découverte mérite-t-elle cependant une telle patience ? D’un point de vue franco-français, force est de constater que nous disposons dans l’hexagone d’une incroyable diversité et qualité en pâtisseries. Cela pourrait choquer de constater toute l’organisation déployée par ces américains pour déguster ce qui n’est, finalement, qu’une pâtisserie… Toujours est-il que ce produit est unique au monde, et constitue, pour les Français, comme les Américains, une véritable découverte gustative. Voilà donc qui légitime ces 3 heures d’attente… au moins pour DuBonPain !

Dominique Ansel vient assister son employé devant les clients

 

Vous estimez que l’on en fait trop ? Il est vrai que notre objectivité a été quelque peu entamée par la mise en scène à laquelle Maxime a assisté. Une fois entré dans la boutique, tout est ainsi fait pour vous faire oublier l’attente préalable. À quelques mètres du comptoir, vous avez le privilège de voir la confection des produits par les employés, et parfois même Dominique Ansel en personne. Bien entendu, malgré la taille du laboratoire, ce sont les Cronuts qui sont préparés devant les clients.

Quelques instants plus tard, vous passez votre commande. Les deux gâteaux sont alors déposés, devant vos yeux pétillants, dans un emballage brillant, aux courbes chatoyantes. Tel un bijou, le Cronut est déposé dans son écrin. Le sentiment de prestige et d’exclusivité dont vous étiez déjà empli s’en retrouve ainsi conforté. Il vous reste à choisir le lieu de votre petit-déjeuner, entre le salon de thé à disposition des clients ou un square des alentours.

Vous avez encore un p’tit creux ? ou juste une envie de vous goinfrer ? Pourquoi ne pas vous prendre pour un breton, au cœur de Big Apple 2, 3 ? Il reste encore le kouign-amann dans le sachet…

 

Les kouign-amann se vendent aussi en boîte.

 

Voilà finalement la plus belle surprise de la matinée. Fondant à souhait, la pâtisserie bretonne paraît étonnamment légère, une fois revue par Dominique Ansel. Renommé DKA, afin de s’adapter à la diction des autochtones, celui-ci a d’ailleurs valu au maître-pâtissier de nombreux prix. Cette réussite nous a convaincu : Dominique Ansel n’est pas un commerçant, mais bien un artisan qui cherche à innover, à se nourrir de différentes cultures, et à faire fructifier son savoir-faire.

D’après l’enthousiasme avec lequel Maxime nous a raconté son petit-déjeuner, nous comprenons bien que son réveil aux aurores ne suscite chez lui aucun regret. DuBonPain recommande donc à tous les gourmands (ou juste les curieux) de passage à New York de rendre visite à Dominique Ansel. Cet artisan est un véritable ambassadeur de notre patrimoine gastronomique, et ce grâce à son travail unique. DuBonPain soutient ces grands professionnels qui promeuvent la boulangerie-pâtisserie française dans le monde entier.

 

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1. L’attente ne concerne que les acheteurs du Cronut. Si vous venez pour des macarons ou un kouign-amann, vous êtes libre de couper la file d’attente.

Avant l’instauration de ces restrictions, les Cronuts, faisaient l’objet d’un marché noir. Vendus à 5$/pièce chez Dominique Ansel, leur prix pouvait atteindre 50$ dans la rue ou dans des petites annonces. La police new-yorkaise a d’ailleurs pris l’habitude de faire des rondes aux alentours de la pâtisserie !

2. Comme l’a (presque) chanté Sting

3. La Grosse Pomme, surnom de la ville de New York.


Pour suivre de pus près la production de Dominique Ansel, vous pouvez suivre sur son site, sa page Facebook ou son compte Twitter @DominiqueAnsel.

Découvrez également la dernière création de cet artisan prolifique, le Magic Soufflé.

Si vous connaissez d’autres créations originales, d’autres artisans novateurs et que vous souhaitez le partager avec nous, pensez à nous écrire à blog@dubonpain.fr. Nous nous ferons un plaisir de découvrir et de promouvoir votre expérience.

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